mercredi 25 mai 2011


De la suite dans les idées

Le passager arrière respirait les gaz d'échappement, afin qu'il se mît bien en tête que ce n'était pas un véhicule ordinaire, mais un véhicule mu par un moteur qui, à la façon d'un vivant, avalait par devant de l'essence claire et rejetait par derrière des gaz puants, et se conduisait comme un dément entre les deux. Le tout était compréhensible du point de vue de la nature, mais difficile à supporter du point de vue de l'homme.

A. Döblin, Voyage babylonien

6 commentaires:

manouche a dit…

Volcan islandais; on a les gaz d'échappement que l'on mérite!

É. a dit…

J'ignore tout de ce Döblin. Mais là, ça y est, t'as capté mon intérêt. J'y fonce.

É. a dit…

Eh con que je suis, bien sûr, Fassbinder. Uhm… Je vais me commander quelques bouquins. Et c'est de son zine que t'as tiré le titre de ton blogue, ou bien ? C'est fou ce qu'on ignore, même en se forçant.

Franz Schürch a dit…

zine? titre de blogue? comprends pas, mais non de toute manière, je connaissais Döblin de nom, mais ai lu seulement cet hiver Berlin Alexanderplatz, prévoyant voir le Fassbinder justement, et ai découvert un des écrivains les plus intéressants que j'aie lu, très sous-estimé à mon avis.

É. a dit…

Apparemment, il dirigeait une revue appelée Tempête, entre les deux guerres, enfin, j'ai lu en diagonale hier, paniqué par mon ignorance und mein Deutsche ist scheiße.

Franz Schürch a dit…

Ah, Der Sturm. J'avais même pas fait le lien!